Considérer tout drone trouvé au sol comme un « colis suspect »

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Selon une note confidentielle, révélée ce samedi 26 novembre par Le Parisien, les forces de l’ordre et les secours doivent considérer tout drone trouvé au sol comme un « colis suspect ».

« Il s’agit d’une note nationale concernant une instruction opérationnelle envoyée à tous les préfets de zone de défense et relayée notamment auprès de la police, des pompiers et de la gendarmerie », a précisé la préfecture d’Auvergne-Rhône-Alpes à l’AFP. Dans ce document rédigé début novembre, il est indiqué que « tout drone posé ou écrasé au sol » sur lesquels les forces de l’ordre seraient amenées à intervenir « devra faire l’objet de la même procédure qu’un colis suspect ».

« Un mode d’action ennemi exportable »

Il est également écrit que « suite à l’emploi d’un drone piégé récemment observé en Irak, cette menace est désormais à prendre en compte sur le territoire national au titre d’un mode d’action ennemi exportable ». Le 2 octobre à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, un drone piégé avait tué deux combattants kurdes peshmergas et blessé deux commandos français. L’appareil en polystyrène avait été ramassé au sol, puis ramené au camp, et avait explosé alors que les peshmergas étaient en train de le photographier, selon un responsable américain de la Défense.

Face aux troupes irakiennes ou kurdes, les jihadistes du groupe État islamique ont eu recours à plusieurs reprises à des petits drones vendus dans le commerce équipés d’une sorte de crochet libérant une grenade. « C’est une menace que l’on prend en compte, notamment avec tous ceux qui vont revenir du théâtre irako-syrien et qui se sont aguerris là-bas », a-t-on indiqué au secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN).

Des aigles dressés pour neutraliser les drones

On estime à 400.000 le nombre de drones en France dont 4.000 à usage professionnel. Des consortiums regroupant notamment industriels et laboratoires ont répondu à un appel à projets du SGDSN pour détecter et neutraliser des drones potentiellement malveillants. L’armée de l’air française a également fait l’acquisition d’aigles capables d’intercepter et de neutraliser des drones dans des zones sensibles, avait annoncé le 17 novembre le général Jean-Christophe Zimmermann.

Selon le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, Louis Gautier, une quarantaine de survols de sites sensibles ou de périmètres interdits de survol et ayant fait l’objet de procédure d’enquête ou judiciaire ont lieu chaque année depuis 2014. Et si dans la plupart des cas, il s’agit d’usage maladroit sans intention maligne, « on voit bien que le drone peut être utilisé à des fins malveillantes », c’est-à-dire « la possibilité qu’un drone soit utilisé pour provoquer un attentat », avait-il souligné à la mi-novembre.

Une question que je me pose ?  Comment ça marche avec un drone roulant télépiloté et potentiellement piégé ?

Source: http://actu.orange.fr/france/terrorisme-les-drones-inquietent-les-autorites-CNT000000xY1o9.html